fbpx

Savoir grandir, et se nourrir de ces expériences et de ces scènes qui l’ont façonnée : du jazz feutré du Blue Apple Quartet aux grandes émotions offertes par 20SylHocus Pocus, qui lui ouvrent les portes de l’Olympia ou encore La Cigale, sans oublier l’aventure anglaise avec Natural Self sur le mythique label Tru Thoughts, ou la rencontre avec Dj Djel et les membres de la Fonky Family. Ce ne fut donc pas un hasard de voir des artistes hiphop comme le MC californien Raashan Ahmad (Crown City Rockers) ou le chanteur beatboxer Sly Johnson (Saian Supa Crew) faire appel à Élodie Rama pour poser sa voix de velours sur leur musique.

Son premier EP « Strange Island »l’emmènera sur les routes pendant 2 ans, partant de France pour se terminer en Chine.

Cette île étrange, il fut temps de la quitter, et de se poser sur d’autres rivages. La nantaise d’origine a emporté ses envies d’ailleurs vers le Sud, son soleil et sa mer. Nouveaux horizons et nouvelles directions. En 2015, elle rejoint l’équipe de l’émission Hangtime et devient résidente sur Radio Grenouille. S’en suivront les rencontres marquantes et les liens tissés avec les artistes rencontrés dans les studios de l’emblématique radio marseillaise.

L’artiste a toujours revendiqué son identité plurielle tant dans le champ de la musique que des arts visuels. Amoureuse d’images et de cartes géographiques, la jeune femme dessine des îles imaginaires qu’elle a appris à façonner, à apprivoiser et qu’elle a regroupées sous le nom de Strange Island
. Elodie Rama relie mille points entre mille mondes qui n’existent que parce qu’ils sont interconnectés, quitte à s’éloigner de ce qui a pu la définir jusqu’ici, dans une soul incarnée et alternative.

La genèse de son nouveau projet s’apparente une pulsation, un simple battement transportant ses mots.

Nouvelle orientation, aux confins de la soul et du triphop, entre lumière et obscurité, portée par le multiculturalisme qui la définit : les terres de Martinique et de Bretagne qui l’enfantent, la Méditerranée qui l’accueille, l’Asie qui la fascine, et l’Afrique qui l’appelle. Le bélè d’Eugène Mona, son légendaire aïeul martiniquais, se mèlent aux mots de Glissant ou Saint John Perse et à la soul cosmique de Solange.

Les mots se chantent en français, en anglais et en créole comme le témoignage d’une culture métisse que l’on s’approprie et que l’on perpétue, ensemble, dans une constellation de rencontres, d’histoires d’amitié qui deviennent de la musique.

Son père Hilaire Rama, illustre bassiste de blues et de musique bretonne (Thiéfaine, Dan Ar Braz, Gilles Servat), n’est jamais loin. Le blues de sa basse, le timbre feutré de sa voix ponctuent chaque recoin de ce nouveau projet, comme un album de famille dessiné à quatre mains. Creestal (CM Jones), l’ami fidèle et producteur marseillais, est en le chef d’orchestre, aux côtés de Blanka (La Fine Équipe) et d’Adelo Basileus (Watcha Clan, Siska). Les invités seront dévoilés au fur et à mesure cette année.

H O M E, le premier extrait produit par Blanka et Creestal, est sorti, accompagné de son clip fin 2018. Il annonce un album courant 2021.

 

 

 
Défiler vers le haut